Née d’un père entrepreneur, on peut assurément dire que, dès son plus jeune âge, la fibre entrepreneuriale habitait France Sergerie. Déjà à l’époque, elle disait qu’un jour elle aurait sa propre entreprise « je rêvais d’avoir le camion de crème glacé qui passait dans notre ruelle et plus tard acheter la crémerie tout près de chez moi » souligne-t-elle en riant.

Cet intérêt, elle le cultivera tout au long de sa jeunesse sans se douter que c’est ce qui influencera un peu plus tard son choix de poursuivre ses études en finance.

Par la suite, c’est en travaillant pour son père que la mécanique du bâtiment s’est tranquillement immiscée dans son parcours. Alors qu’ils n’avaient que 24 et 25 ans, France et son frère Yves ont eu l’occasion de se lancer en affaires. Occasion qu’ils ont saisie en 1988 et qui a modestement pris naissance au sous-sol de la résidence familiale. Avec la formation de frigoriste que détient Yves, la fratrie a visiblement trouvé une complémentarité et une combinaison gagnante alors qu’ils ont célébré cette année 32 ans de collaboration professionnelle, entourés de la centaine de personnes aujourd’hui à l’emploi de Lysair.

Sachant que l’entrepreneuriat est ce qui attirait France Sergerie à la base, elle était cependant consciente qu’il y avait un manque quant à ses connaissances techniques du métier. «Je lisais vraiment tout ce qui se faisait dans le domaine parce que je voulais apprendre», souligne-t-elle. Cette curiosité a fait en sorte qu’elle a découvert très rapidement la CETAF et qu’elle en devint membre dès la première année d’existence de leur entreprise. «Je me disais qu’il s’agissait d’une Corporation qui a à cœur les métiers de la réfrigération et je sentais que c’était un devoir de m’y impliquer», explique-t-elle.

France a d’ailleurs siégé au conseil d’administration comme membre, mais également à titre de présidente entre 2004 et 2006. Fonction pour laquelle elle s’était immédiatement donné la mission d’accroître la visibilité de la CETAF. Plus spécifiquement, c’était les instances gouvernementales qu’elle ciblait puisqu’elle avait le sentiment que les professionnels de l’industrie avaient besoin que leur métier soit davantage protégé. Parallèlement à ce mandat d’importance, elle a mené de front l’avancement de plusieurs dossiers tel que celui d’Hydro-Solution ainsi que celui de la géothermie et plus encore.

Tenant mordicus aux projets auxquels elle croit, France Sergerie est une femme qui n’hésitera jamais à s’investir pleinement par conviction. « À l’époque, que ce soit dans un cadre professionnel ou personnel, quand je rencontrais des gens, j’attendais toujours le moment opportun pour mettre mon chapeau d’ambassadrice et parler de la CETAF. J’étais tellement convaincue de son utilité que je ne pouvais pas ne pas attraper la balle au rebond quand la chance se présentait ».

Aujourd’hui, c’est avec une optique de pérennité qu’elle jette un regard sur l’industrie et qu’elle tente d’assurer une certaine continuité dans la valorisation de la profession. C’est par le biais de la communication qu’elle essaie de transmettre un peu plus chaque jour sa passion à la relève tout en l’encourageant à agir afin de la sensibiliser à l’impact qu’elle peut avoir sur l’évolution du métier.